Lanzarote, la terre de feu
- Fred

- 17 juin
- 3 min de lecture

Ocre, noir, blanc immaculé... Atterrir à Lanzarote au cœur de l'été, ça fait plaisir.
Il y a peu, en août, nous y avons posé nos valises en famille pour 10 nuits avec une idée fixe : fuir les itinéraires au pas de charge, et pour une fois, se reposer. Enfin presque.
L'île est compacte, fascinante, et se prête à merveille à un secret de voyageur trop souvent oublié : choisir un seul et unique point de chute pour poser ses bagages, ralentir et laisser place à l'imprévu.
Voici comment nous avons apprivoisé cette terre de feu, à notre rythme.
L’âme de l’île : Sur les pas de César Manrique
On ne peut pas comprendre Lanzarote sans César Manrique, l'artiste visionnaire qui a préservé l'île du tourisme de masse espagnol. Cap au nord vers Haria, la "vallée des mille palmiers", une vraie bulle d’oxygène.
En parcourant sa maison-atelier, nous constatons que tout est resté en l'état : les pinceaux, les toiles commencées, l’odeur de peinture qui flotte encore... On s'attend presque à le voir pousser la porte !
Plus tard, le Jardin de Cactus nous offre un moment très photogénique. La structure en amphithéâtre et des milliers d'espèces géantes se découpant sur la roche noire et le ciel bleu d'été : une merveille de design parfaitement intégrée à la nature.
Terre de feu, de sel et d'émeraude
Le parc national de Timanfaya est incontournable.
On roule au milieu de champs de lave figés où le temps semble suspendu. Mais vraiment : allez-y dès l'ouverture le matin. Vous éviterez la foule, les queues de véhicules, et profiterez d'une lumière rasante sur les cratères. Sentir la chaleur de la terre sous ses semelles est une expérience que mes enfants n'oublieront pas. Je n'en dis pas plus...
En descendant la côte, arrêt obligatoire au lac vert d'El Golfo, un lagon émeraude niché dans un demi-cratère noir ouvert sur l’océan en mouvement. L’iode marin et le soufre y créent une ambiance particulière.
Enfin, nous avons longé les Salines de Janubio avant la piscine bien méritée. Vue d'en haut, les bassins de sel forment un patchwork de multiples couleurs.


Traditions et terroir : Teguise et La Geria
Pour s'imprégner de la culture locale, direction Teguise, l'ancienne capitale.
Son marché dominical est le cœur battant de l’île, vibrant d’artisanat et de musique traditionnelle. Par contre, retournez-y impérativement un autre jour en semaine. Les ruelles pavées retrouvent leur calme colonial et vous aurez les places ombragées pour vous tout seuls. L'ambiance du marché est festive, mais quelle foule !
Enfin, la route des vins de La Geria dévoile un paysage vraiment spectaculaire.
Pour protéger les vignes du vent du Sahara, chaque cep est planté dans un trou de cendre volcanique, protégé par un muret de pierres semi-circulaire. Déguster un verre de vin du terroir dans une petite bodega, c'est goûter à la résilience, impressionnante, de cette terre.

Le mot de la fin
Lanzarote en plein mois d'août nous a rappelé une chose essentielle : les plus beaux souvenirs naissent aussi là où on accepte de poser ses bagages et de lever le pied.
En rayonnant depuis un seul point de chute pendant 10 nuits, nous avons simplement pris le temps de ressentir l'île plutôt que de courir après les kilomètres, pour une fois !
C'est peut-être aussi ça, le secret d'un voyage réussi : s'offrir le luxe du temps ? A méditer.


















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