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Panneau routier avec un virage dangereux pour les cinq prochains miles.
Logo montagnes et texte en dessous, dessin simple, fond noir.

Le Sens de la Boussole

La Crète, d'Est en Ouest

  • Photo du rédacteur: Fred
    Fred
  • 19 mars
  • 3 min de lecture
Petite église blanche au toit rouge près de la mer sous un ciel bleu. Drapeau grec devant, ambiance calme et sereine.

Bon, la Crète, on connait. On a toutes et tous ces images de complexes hôteliers en bord de mer et de cartes postales un peu datées. Mais quand on s'y plonge vraiment, c'est bien plus qu'une île grecque perdue en Méditerranée.

C'est une terre de caractère, montagneuse, ancrée à la croisée de l'Europe, l'Afrique et l'Orient ; forgée par une histoire millénaire et une nature sauvage.

On y vient pour la mer, bien sûr, mais je retiendrais l'âme de ses villages et la force des paysages.


L'est, entre chic et bout du monde


De Agios Nikolaos à Elounda, on constate tout de suite un côté un peu plus "select", mais toutefois sans celui m'as-tu-vu des grandes stations balnéaires. Profitons néanmoins de la vue splendide sur la baie de Mirabello depuis les hauteurs, et d'un point de chute stratégique pour rayonner dans la région.

Un conseil : quittez le bleu de la mer pour le vert des montagnes, en direction du plateau de Lassithi. L'air sent bon le thym sauvage, on grimpe les lacets, et on tombe sur ces fameux moulins à vent aux ailes blanches. C’est le cœur agricole, un plateau suspendu entre terre et ciel, où les anciens du village vous saluent encore depuis le pas de leur porte. Changement d'époque.

Plus on avance vers l’est, en direction de Sitia, plus ça devient sauvage. La palmeraie de Vai offre un petit goût de bout du monde, une parenthèse exotique parfaite pour la baignade !



Le sud, flash-back dans les 70's


À Matala, on change d'ambiance, c'est le moins que l'on puisse dire. Nous plongeons dans un esprit Peace & Love plutôt inattendu. Les grottes creusées dans la falaise de calcaire, là où squattaient les hippies autrefois, donnent au lieu une atmosphère unique. On y vient pour cette sensation de liberté totale, pour boire un verre les pieds dans le sable en refaisant le monde. Soyez également décalés, les vibrations ne sont pas les mêmes avec la foule touristique !



Focus sud : les Panigirias


En Grèce, et particulièrement en Crète, les fêtes locales (Panigiria) suivent le calendrier des Saints. Quelle chance d'avoir été dans le cœur de l'action à Kalamaki pour cette occasion !

Les habitants de la commune et des villages voisins se rassemblent devant la chapelle en centre bourg et déambulent à travers les ruelles, pour finir par une grande tablée avec musique traditionnelle, lyre et danses. Les festivités commencent dès la tombée de la nuit pour se prolonger jusqu'au lendemain. Ambiance garantie !



L'ouest, l'incontournable


Si vous voulez marier l'âme crétoise, son élégance et son histoire, c'est ici qu'il faut poursuivre les découvertes et les rencontres : La Canée (Chania) et Rethymnon.

Ce sont les deux pépites de l'île. Prenez le temps de flâner dans les dédales de ruelles vénitiennes aux façades colorées, et laissez-vous porter par les odeurs de cuisine qui s'échappent des patios ! Ne cherchez surtout pas votre chemin. C’est en se perdant volontairement qu’on tombe sur la petite taverne cachée, celle qui n'a qu'un menu, mais où on mange le meilleur poulpe de sa vie sous une treille de vigne (avec le raki offert à la fin du repas !). oui, je crois que c'est aussi cela, l'essence de la Crète.



Le centre, berceau d'une civilisation


Difficile, voire impossible, de faire l'impasse sur les racines de l'île, là où tout a commencé. Le passage obligé pour comprendre l'histoire crétoise.

C’est à Knossos que l’on prend la mesure du temps. Son palais, avec ses colonnes rouges et ses fresques restaurées, est une expérience à part : on marche littéralement sur les fondations de notre civilisation européenne. En arpentant ces ruines millénaires, on ressent un poids historique assez dingue, une connexion directe avec les mythes de Minos, du Minotaure et son labyrinthe.

Quant à Héraklion, ne vous arrêtez pas à son aspect urbain parfois chaotique (coucou les parkings) ; son musée archéologique est un trésor absolu qui donne tout son sens aux pierres que vous aurez vues à Knossos.



Le mot de la fin


La Crète est bien trop vaste pour être "bouclée" en une seule fois, du moins en une semaine.

Ce que je retiens surtout de ce tour de l'île, c’est cette sensation de déconnexion totale dès qu'on s'éloigne de la route principale. On s'arrête dans un village paumé, on discute avec un local qui vous accueille comme si vous étiez de la famille, et on réalise que l'essentiel du voyage, il est là, dans ces échanges imprévus et ces chemins de traverse.

C'est une île qui vous oblige à ralentir, et c'est peut-être ça son plus grand secret.



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